Toutes les formes d'agression sexuelle sont des crimes qui doivent être dénoncés et sanctionnés par le système judiciaire.

Une loi particulière existe pour protéger les jeunes enfants et les adolescents. Elle leur vient en aide lorsqu'ils sont en difficulté.

Il s'agit de la Loi sur la protection de la jeunesse, en vigueur depuis 1979 au Québec. Elle protège uniquement les personnes de moins de 18 ans qui vivent des situations qui compromettent ou peuvent compromettre leur sécurité ou leur développement.

On parle ici de jeunes enfants et d'adolescents abandonnés, maltraités, exploités, victimes de mauvais traitements physiques ou d'agressions sexuelles ou qui présentent des troubles de comportement sérieux, tant à la maison qu'à l'école.


Cette loi précise que toute personne qui a un motif raisonnable de croire que la sécurité ou le développement d'un enfant est compromis (exemple : victime d'agression sexuelle) est tenue de le signaler.

  • Extrait de la Loi sur la protection de la jeunesse, article 38 :

    « Aux fins de la présente loi, la sécurité ou le développement d'un enfant est considéré comme compromis : (…/…)

    d) abus sexuel :
    1° lorsque l'enfant subit des gestes à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, de la part de ses parents ou d'une autre personne et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation;

    2° lorsque l'enfant encourt un risque sérieux de subir des gestes à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, de la part de ses parents ou d'une autre personne et que ses parents ne prennent pas les moyens nécessaires pour mettre fin à la situation;
    (…/…) ».

Par ailleurs, lorsqu'une agression sexuelle est commise, les policiers peuvent faire enquête et la procédure prévue au Code criminel peut aussi être appliquée.

Il s'agit là de moyens pour obtenir justice, pour faire reconnaître la gravité des agressions sexuelles et pour protéger d'autres jeunes enfants, adolescents et adolescentes qui pourraient aussi être victimes du même agresseur.

Sources

Parles-en Tel-jeunes te répond