• Les enfants inventent l'agression sexuelle pour attirer l'attention ou se venger.

    Réalité : La plupart des enfants agressés ne disent jamais rien à personne. Dans certains cas, les enfants ne possèdent même pas l'information nécessaire pour inventer des histoires d'agression sexuelle. L'idée selon laquelle les enfants mentent ne prend pas en compte la honte et la culpabilité qu'ils ressentent : révéler une agression sexuelle est une épreuve pour un enfant.


  • Certains enfants sont pervers.

    Réalité : Si un enfant a un comportement sexuel inadéquat, c'est peut-être qu'il a été victime d'une agression sexuelle. L'enfant n'est jamais responsable d'une agression sexuelle. L'enfant ne peut légalement consentir ni ne peut forcer un adulte à avoir des activités sexuelles avec lui.


  • La personne victime d'une agression sexuelle est responsable car elle a provoqué l'agresseur en flirtant avec lui.

    Réalité : Le seul responsable d'une agression sexuelle, c'est l'agresseur. Un simple geste ou une manière de se vêtir ne justifie pas ou n'excuse pas une agression sexuelle



  • Quand une fille dit «non», ça veut dire «peut-être».

    Réponse : Dans le contexte d'une activité sexuelle, il faut écouter l'autre. Il ne faut pas interpréter le refus d'une personne comme étant une invitation à poursuivre ses tentatives. Il est faux de prétendre que le NON veut dire autre chose que NON. D'autre part, le fait de consentir à certains contacts sexuels comme les baisers ne signifie pas le consentement à d'autres activités sexuelles. À tout moment, une personne peut refuser d'aller plus loin.


  • Seules les filles faciles se font agresser.

    Réalité : Personne n'est à l'abri d'une agression sexuelle. Toute fille, quels que soient son âge, son comportement, sa réputation, son milieu d'origine, etc., peut un jour être victime d'une agression sexuelle et elle n'en est jamais responsable.


  • Le plaisir ne fait jamais partie d’une agression sexuelle.

    Certaines personnes vont réagir à une stimulation sexuelle en ressentant du plaisir au moment d’une agression. Attention! Cela ne signifie pas que la personne consent ou qu’elle apprécie l’agression sexuelle. Il s’agit plutôt d’une réaction physique hors du contrôle de la personne. Pour d’autres personnes, aucun plaisir ne sera ressenti lors de l’agression sexuelle.

    Que la victime ait ou non ressenti du plaisir au moment de l’agression, il faut savoir que toutes les agressions sexuelles sont des actes de violence et qu’ils sont inacceptables. Dévoiler, voire même dénoncer ces agressions permet de reprendre du pouvoir sur sa propre vie.

Sources

Parles-en Tel-jeunes te répond